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Conseils pour importer une voiture
Avant d’envisager l’importation d’un véhicule, il faut s’assurer que son homologation est possible sur le sol français.
En dehors des extravagantes productions n’ayant aucune chance d’obtenir l’aval de l’administration française, il existe des véhicules pour lesquels le refus d’homologation ne relève pas de caractéristiques ausi évidentes qu’il peut sembler.
En règle générale, la majorité des véhicules américains peuvent-êtres homologués : dans plus de 90% c’est le cas, il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir.
Il faut néanmoins se méfier des fameux points d’ancrage des ceintures de sécurité; en effet, en ce qui concerne les cabriolets récents, la DRIRE refuse ces éléments jugés dangereux ce qui est complètement paradoxal puisque les normes américaines sont plus drastiques. (Il est toujours possible de les modifier mais attention au surcoût important)Ceux qui ont tenté l’expérience d’importer un véhicule sans assistance sur place pourraient vous retenir une demi-journée pour vous faire part de leurs doléances !
La maîtrise de la langue est naturellement impérative. Prévoir une bonne semaine, vol + hébergement dans une grande ville portuaire, privilégier les vendeurs professionnels en s’armant de l’argus local et vérifier tous les éléments sans oublier les points de contrôle.
A savoir, le contrôle technique aux Etats-Unis n’existe pas, alors si vos connaissances mécaniques sont minimes, il faut oublier toute requête chez un vendeur particulier.
Le choix porté sur le revendeur professionnel, demeurant le plus sûr, il vous faut trouver le véhicule qui se rapproche le plus de vos attentes et là, ça se complique… La semaine que vous aviez prévu initialement est en train de s’écouler à grand pas. Par chance, le modèle tant recherché – ou se rapprochant toutefois de celui de vos rêves – se présente à vous.Il convient dans ce cas là, surtout pour un achat à un particulier, de taire votre projet d’exportation car c’est le meilleur moyen pour un vendeur peu scrupuleux d’avoir l’aubaine de ne jamais vous revoir ! Au contraire, mentionnez tout simplement que vous vous installez dans la région, pas loin de lui, et qu’il pourra croiser son ancien véhicule tous les jours !
Arrive le moment du règlement. N’espérez pas faire un chèque de votre “french bank”, le vendeur tournera les talons aussi sec. La carte bancaire peut, moyennant une retenue de 3%, prendre en compte le règlement, mais, gare aux plafonds ! Il ne manquerait plus que votre carte reste muette lors du règlement de votre hôtel…
Le virement reste envisageable, mais les banques américaines, et surtout les agences dispersées dans les petites localités ne se montrent pas toujours très coopératives lorsque vous n’avez pas de compte américain …
Solution retenue : le liquide qui d’ailleurs, permet de négocier pour les 7% de taxes locales. A vous de mesurer les aléas de vous promener (vous êtes quand même en vacances) avec des liasses de dollars dans les poches, tel un touriste à Végas.Il vaut mieux prévoir une mise à disposition avec votre banque, ainsi que tous les frais que cela pourrait engendrer.
Avec l’acquisition de la voiture américaine tant rêvée, il faut bien s’assurer de détenir tous les papiers nécessaires pour son homologation en France : tout d’abord, la carte grise du véhicule qui s’appelle aux States le “Certificate of Title”, puis le “Registration Tag” qui correspond à l’identification de l’immatriculation et enfin une facture qui prouve bien l’achat. Les plaques d’immatriculation valides doivent être impérativement apposés y compris si le véhicule sort d’usine.
Reste finalement le rapatriement… et là, les tracas se poursuivent. Premièrement, comment acheminer la voiture jusqu’au port ? Sans assurance pour le trajet, la solution du transporteur, relativement onéreuse, reste la plus sécurisante et la moins périlleuse.
Le transport par bateau nécessite aussi quelques recommandations. Le groupage (partage d’un container avec un autre véhicule) est fortement conseillé : en effet, il abaisse la facture d’environ 1 000 dollars.Il faut également s’acquitter de l’assurance de 1% de la valeur du véhicule ainsi que des frais de débarquement.
Les droits d’importation se révèlent assez conséquents : 5,5% pour les véhicules de plus de 30 ans (si déclaré et enregistré comme objet de collection), 10% pour les voitures américaines classiques et 22% pour les utilitaires et autres SUV.
Il est préférable d’avancer la vraie valeur du véhicule afin d’éviter aux services douaniers de faire valoir leur droit de faire expertiser le véhicule par un inspecteur.Avec l’explosion du marché de la voiture américaine sur le net, la faiblesse du dollar face à l’euro, la baisse générale observée sur le marché US (près de 30%), on voit fleurir une nuée de sociétés proposant l’importation de votre véhicule. Les coûts sont certes très variables, mais certaines offres méritent mûre réflexion… et rien ne vous empêche de passer des vacances tranquilles, loin de toute formalité administrative !


